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Après un Kickstarter réussi, une première sortie sur PC, Les Chevaliers de Baphomet 5 débarquent sur PS4 et Xbox One. Alors, flop ou réussite ?

[Test PS4] Les Chevaliers de Baphomet 5 – la malédiction du serpent

Salutation chers lecteurs,

Pour débuter cette semaine, nous vous proposons de sortir vos machines à remonter le temps et de partir tout droit vers les années 90.

Tels Marty McFly, nous sommes montés dans notre DeLorean et nous avons retrouvé Revolution Software à la grande heure du Point & Click. Et oui, cette semaine nous vous parlons d’une des sagas PC qui a traversé les âges (20 ans quand même) : Les chevaliers de Baphomet.

Les Point & Click sont emblématiques de l’époque à laquelle Satania et moi avons grandi. Dans les années 90, il n’était pas rare d’avoir ce genre de jeu sur PC. Ils étaient peu gourmands en performance et pouvaient proposer des heures et des heures de jeu ! Un autre avantage était qu’ils ne demandaient pas beaucoup de travail graphique (décor fixe, objet fixe) mais énormément autour de l’histoire et l’univers. La version de 1996 s’est d’ailleurs vendue à plus d’un million d’exemplaires.

Aujourd’hui, les Chevaliers de Baphomet 5, la malédiction du Serpent tente de continuer son aventure face à une concurrence beaucoup plus rude qu’autrefois.

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Histoire

L’année 2015 marque l’arrivée du cinquième opus de la saga des Chevaliers de Baphomet sur un de ses premier amours : les consoles de salon. En effet, dès le début Revolution Software a décidé de porter le genre Point & Click (pointé/cliqué) sur Playstation 1. 

Comme dans chaque opus, cette fois encore, nous suivons George Stobbart, un expatrié américain qui se retrouve embarqué dans une aventure qui tourne (encore) mal. Le blondinet, qui travaille pour une société d’assurances, se rend au vernissage d’une exposition dans une galerie d’art parisienne, le lézard bleu. Il a une bonne raison puisque sa compagnie a assuré l’un des tableaux : « La Maledicció ». Il y retrouve, comme par hasard, son amie journaliste, Nicole Collard alias Nico.

Malheureusement pendant les festivités, un cambrioleur casqué surgit et vole le fameux tableau. Pendant sa fuite, il tue le propriétaire de la galerie. C’est ainsi que démarre l’aventure de George Stobbart et de son acolyte Nico.

Les Chevaliers de Baphomet 5 - voleur
Don’t move !

Leur enquête va les entraîner dans tout Paris, à Londres, en Espagne et même au Moyen-Orient, à la recherche du tableau et de ses propriétaires. A chaque étape, ils en apprendront plus sur le mystère qui entoure l’oeuvre.

Pour la petite anecdote, cet épisode a été financé avec Kickstarter en 2012. Plus de 14 000 personnes ont participé pour récolter 820 000 dollars.

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Test

Le jeu démarre et il faut avouer qu’il sent un peu la naphtaline. Oui, la machine à remonter le temps fonctionne et nous sommes bien de retour en 1996 devant les Chevaliers de Baphomet. Sauf que … nous avons gardé tous nos souvenirs. Car il s’en est passé des choses depuis le milieu des années 90 et nous avons découvert d’autres genres de Point & Click, disons plus performants !

Le jeu est globalement MOUE (comme le nom du sergent qui aide le commissaire en charge de la résolution du crime). Il est lent. Les déplacements sont déterminés par les pointés cliqués prédéfinis dans le script. Il n’y a pas de libre arbitre et même en bougeant tous les joysticks, impossible de se déplacer d’un demi-millimètre lorsque ce n’est pas prévu.

Pour ceux d’entre vous qui connaissent la saga, le fan service est bien au rendez-vous. La 2D est de retour pour les décors. De nombreuses blagues et personnages font références aux autres opus. Et pour tous les autres, sachez que l’aventure se vit aussi très bien sans les références.

Les Chevaliers de Baphomet 5 - décor
Décors

Le principe du Point & Click est bien entendu respecté : il faut interagir avec tous les éléments de chaque scène. Certains ne servent à rien, d’autres sont précieux. Messieurs, mesdames les chasseurs de trophées gardez bien à proximité une soluce du jeu sinon vous passerez à coup sûr à côté de votre platine (en un seul run en tout cas) !

Parlons maintenant des énigmes à résoudre. Le Point & Click est généralement lié à un système d’énigmes. Vous trouvez plein d’objets divers et variés allant du cafard (que vous gardez touuuuuuuut au long de l’aventure sur vous, sans nourriture, ni lumière, ni oxygène mais qui of course survit like a sir xD) jusqu’à la serpillère (pour les femmes uniquement). Vous conservez le tout précieusement dans votre inventaire (qui bug 30 % du temps) jusqu’au moment de vous en servir.

Les Chevaliers de Baphomet 5 - inventaire
Inventaire

Et là, je dois dire chapeau bas aux équipes de Revolution Software ! Niveau difficulté et résolution/association d’objets totalement improbables vous avez tout gagné ! Ainsi, le combo cafard + confiture + trombone + électrocution même pas mal semble parfaitement logique pour George et Nico. Narmol !

Finissons par l’élément moteur, l’histoire. Relativement classique, l’enquête policière se teinte peu à peu d’un côté mystique intéressant. Pourtant le rythme choisit n’est pas le bon. Il y a des longueurs sur des parties sans intérêt alors que l’on passe très rapidement sur les moments potentiellement intéressants. Sur fond de romance, la fin est sans surprise et surtout déjà vue.

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Avis

Zelda

Samedi matin, alors que j’émerge à peine, Satania lance la PS4 et ce Point & Click « fait pour moi ». Les conditions ne sont pas optimales, je rechigne mais finis par céder. Bon … j’ai tenu 3 heures avant d’abandonner la manette. Je vous explique pourquoi.

Je suis une adepte des Point & Click. Directement après Tétris et Mario Kart, ce sont les premiers jeux vidéos que j’ai testé dans ma vie. Depuis près de 10 ans maintenant, à défaut de consoles ou de PC fixe, j’écume les jeux du genre proposés par Big Fish Games sur Mac. Cependant, je ne connaissais pas encore les Chevaliers de Baphomet.

Niveau graphisme, rien à dire, ce n’est pas le fort des Point & Click et celui-ci s’en sort plutôt bien. Sur les voix, l’accent de George fait un peu fake et par moment on ne sait plus trop s’il est américain, allemand, chinois ou un mélange des trois.

L’univers est extrêmement manichéen. La vision de la France est extrêmement idyllique : les garçons de café philosophent avec les clients, les gendarmes sont habillés comme sous Napoléon III, limite je m’attendais à croiser des personnages avec un béret et une baguette sous le bras. Nous retrouvons aussi les bons gros méchants a.k.a Khadafi et un pseudo-Poutine. Pour ça, passe encore, nous sommes habitués avec les films américains.

Les Chevaliers de Baphomet 5 - Poutine
Le méchant russe

La manette m’est tout de même tombée des mains car le jeu est terriblement mou. Il y a tellement de texte qu’on se croirait dans un novel game. Il y a peu d’action en comparaison. Les énigmes sont soit simplistes, soit tirées par les cheveux. C’est triste mais les petits jeux de Big Fish Games m’ont souvent plus tenu en haleine que celui-ci.

Note : (1,5 / 5)

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Satania

Que dire des Chevaliers de Baphomet… J’ai commencé la saga fin des années 90 à la grande époque des PC qui évoluaient tous les 3 mois… J’avais beaucoup aimé le style mais étant trop jeune, j’avais buté sur pas mal d’énigmes avant de trouver la solution dans un magazine spécialisé chez mon marchand de journaux (et oui les jeunes Internet ça n’existait pas comme aujourd’hui ^^).

20 ans plus tard, je retrouve les Chevaliers de Baphomet et je suis resté sur ma faim… La seul chose qui m’a fait tenir jusqu’au bout de l’aventure était le trophée platine qui m’y attendait.
Je n’aime pas les Point & Click, je trouve ça généralement trop mou, et celui-ci ne déroge pas à la règle.

Le fan service est bien présent dans le jeu, même peut-être un peu trop parfois. Ce qui ne fait que rappeler qu’il veut à tout prix se revendiquer des années 90.
Graphiquement, le jeu est quelconque… du cell shading pour éviter de modéliser avec finesse les personnage et les décors, mais par rapport à d’autres jeux du genre que j’ai pu voir avec Zelda, il est nettement plus travaillé.
Les énigmes m’ont rendu fou, l’exemple cité plus haut n’est qu’un parmis N exemples possibles.

Pour ce qui est des trophées, ils tomberont quasiment tous avec l’histoire mais si votre optique est de faire le platine avec un seul run munissez-vous d’un guide trophées car vous allez en avoir besoin ! Par exemple, on va vous demander (pour l’obtention d’un trophée uniquement) de cliquer 6 fois sur un vitrail d’un café où il n’y aucune interaction possible uniquement pour qu’un Robot nous parle (Joey pour les connaisseur ;)) Ou bien encore, vous allez devoir trouver une chèvre minuscule sur une étagère avec aucune interaction possible encore une fois…

Enfin bref… Je n’ai pas plus accroché que ça à cet opus. L’histoire est cousue de fil blanc du début à la fin. Il n’y a pas de rebondissements, ni même de réelle action… bref sans le platine je ne l’aurai pas fait.

Sachez-le, il faut une quinzaine d’heures pour finir le jeu (et le platine du premier coup) mais s’il vous manque un trophée, il n’y a pas de sélection de chapitres. Oui, oui, il faudra tout refaire. Alors, ne faites pas comme moi, éviter le deuxième run car ça devient de la torture !

Note : (2,5 / 5)

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Dates de sortie :

  • décembre 2013 (épisode 1) sur Windows, Mac, Linux, PS Vita, iOs et Android
  • avril 2014 (épisode 2) sur Windows, Mac et Linux
  • 4 septembre 2015 sur PS4 et Xbox One (deux épisodes dans le même jeu)

Consoles : PS4, Xbox One

Sites officiels : Revolution Software / Facebook


2 thoughts to “[Test PS4] Les Chevaliers de Baphomet 5 – la malédiction du serpent”

  1. Bonjour. Je peux comprendre vos arguments mais ne pensez-vous pas que l’intérêt d’un Baphomet est de simplement vivre l’expérience pour ce qu’elle est : un jeu à savourer plus pour son identité propre que pour sa performance? Ne serions nous pas trop conditionnés à remplir des objectifs ? L’obtention d’un trophée platine reste une performance respectable mais je tenais à poster ce message pour que le test ne laisse pas que cet à priori du jeu. Merci à monsieur Cecil de nous faire des jeux dignes de romans. Bonne continuation à withmyplayer2

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