the last guardian

[Test] The Last Guardian – le jeu de l’année ?

Vous l’avez sans doute attendu avec impatience, comme nous et comme une bonne partie des joueurs, ça y est il est enfin arrivé : The Last Guardian, le dernier projet de Fumito Ueda, le papa de Ico et Shadow of the Colossus.
Après une première annonce sur PS3 en 2009 lors de l’E3 qui nous avait alors complètement assommé par son univers, on pensait tous pouvoir s’éclater dessus rapidement. Mais il a fallu attendre 7 ans de plus. Enfin, l’attente est finie et l’arlésienne de Sony est devenue réalité ce mois-ci, après moult rebondissements.
Nous avons pu mettre la main dessus et nous vous en parlons maintenant.

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Ico / Shadow / The Last Guardian : Une trilogie ?

Comment parler de The Last Guardian sans parler de Ico et/ou de Shadow of the Colossus ?
Ces deux jeux sont inscrits comme des monuments de la console de Sony. Ils relatent des histoires féeriques/magiques aux univers complètement uniques. Ico, sorti en 2001 sur PS2, donne clairement son influence à The Last Guardian. Même le personnage principal a un air bien connu 😉

ico vs gardien

Shadow of the Colossus ressort aussi beaucoup dans The Last Guardian avec ses monstres méconnus à la taille démesurée.
Le level design est également semblable dans l’architecture de la ville de TLG, mais la ressemblance la plus frappante (si on oublie les points des colossus) est le chara-design de Trico avec celui de certains colossus de Shadow.

Trico
Tu t’es vu quand t’as bu ?

Et ce ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Pour les connaisseurs des deux précédentes licences de Ueda, vous serez aux anges de retrouver ce nouveau petit que l’on peut clairement, en termes d’univers, classer dans une trilogie Ueda.

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The Last (Assassin’s) Guardian ?

The Last Guardian nous raconte l’histoire d’un jeune garçon tatoué qui se réveille dans une cave avec une bête mangeuse d’hommes que son peuple appelle Trico. La bête est blessée et affamée, elle se montre agressive envers nous mais cela ne nous effraie pas.
On grimpe un petit muret, on récupère ce que l’on pense être de la nourriture et on l’apporte tout doucement à Trico, par « peur’ qu’il nous bouffe. Car oui la bête est colossale, elle fait très facilement dix fois notre taille car on arrive à peine à hauteur de son museau quand il est allongé.

the last guardian
On est pris quasiment instantanément d’empathie pour la bête qui souffre à cause de plusieurs lances plantées dans son flanc, même si on ne la connaît pas. On arrive tant bien que mal à la libérer de ses chaînes et des lances qui la font souffrir et c’est là que l’aventure commence.
Nous entrons alors dans une expérience unique où ces deux êtres qui ne se connaissent pas vont évoluer ensemble sans réellement savoir pourquoi.

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Nous devons grimper sur des balcons, sur des murs, sur des planches instables, de temps à autre nous pouvons marcher puis il faut grimper de nouveau. Oui, parfois on a l’impression d’être dans une version Ueda de ce qui se fait de mieux en termes d’Assassin’s Creed.

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Pourquoi je suis monté aussi haut moi … j’ai le vertige Trico !

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C’est l’histoire de la vie

Après 9 ans de développement, un changement et demi de console support, The Last Guardian, accuse un peu de son âge.

the last guardian

Le gameplay est lourd et le petit bonhomme que l’on contrôle est lent, lourd et gauche. Le déplacement devient même parfois frustrant. La camera est mobile, comme dans tout jeu de plateforme, mais elle a la fâcheuse tendance de se « réinitialiser » et de revenir à une position prédéfinie dès que vous avez le malheur de percuter une texture. Pour un jeu datant du milieu/fin des années 2000-2010 c’est possible… en 2016 cela devient vraiment gênant pendant certaines phases « stressantes ». Néanmoins tout n’est pas noir dans cette histoire.

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Une fois passé le côté lourdeur lié à la mobilité, le jeu est sublime. Malgré ces années de développement, on se dit très rapidement « waouh cette lumière est canon« ,  « sympa cette zone« .
La DA très Ico/Shadow garde tout son charme, nous immerge et nous berce tout de suite dans la douceur de la relation que Trico et son compagnon anonyme partagent. Et c’est là que la magie opère. Nous devons évoluer avec Trico de manière très logique. Nous petit être fluet, passerons un peu partout pendant que Trico nous attendra très sagement. Mais il pourra aussi nous permettre d’atteindre des hauteurs inaccessibles avec nos petits bras.

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Ce cadre nous a clairement émerveillé et nous ne comptons pas les fois où l’on a eu le cœur serré, tant la puissance de ce lien est fort. Ueda fait ce qu’il sait faire de mieux, c’est à dire créer une relation unique et magique entre différents protagonistes.
Les phases de gameplay sont assez variées et souvent par phase, mais le tout reste logique et cohérent. Les énigmes sont sympathiques et consistent le plus souvent à regarder autour de soi. Si jamais on reste bloqué pendant un trop long moment, soit Trico, soit la voix narrative indiquera le chemin à suivre, de manière plus ou moins subjective.

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Conclusion

The Last Guardian a fait le pari de nous faire voyager et de nous proposer une expérience unique. Ueda a clairement réussi son pari.
Malgré quelques éléments qui soulignent la vieillesse du projet Torico, l’univers est tellement unique et l‘expérience tellement prenante que l’on arrive à lui pardonner. C’est un jeu qui nous permet de nous évader et ça nous fait du bien. Chaque soir, nous étions pressés de voir ce qu’il allait arriver et comment l’histoire allait se terminer.

the last guardian
Après environ 12h de jeu, c’est chose faite et pour nous c’était 12h palpitantes. Voilà un jeu à notre goût ! The Last Guardian aura le droit à son pilier à coté de Ico et Shadow of the Colossus.

Même si cela peut perturber des joueurs habitués aux gameplays actuels, le fait de n’être que très peu guidés, de ne pas avoir d’objectifs, de barre de vie, etc. est rafraîchissant. C’est une expérience de jeu totalement différente de tout ce qu’on a pu voir ces dernières années.

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  • L’univers sublime créé par Fumito Ueda
  • L’histoire qui prend aux trippes
  • Trico bordel <3

  • La lourdeur du personnage principal qui subit les années de dév
  • Les bugs de caméra qui frustrent sur des phases de plateformes
  • Sa durée de vie ? Si l’on considère que 10-15h sont trop peu ?

The Last Guardian est un jeu magique. Il crée un univers unique que l’on a envie de parcourir. Le scénario est bien ficellé mais le gameplay lourd peut vous en faire sortir par moment. Néanmoins, il reste un incontournable pour Noël !

Note : 4 out of 5 stars (4 / 5)

85% Complete


Site officiel : https://www.playstation.com/fr-fr/games/the-last-guardian-ps4/
Date de sortie : 7 Décembre 2016
Prix indicatif : 69 € Amazon


 

Satania

Satania est un joueur dans l’âme. Depuis sa plus tendre enfance, il chérit ses manettes et consoles. Moult années plus tard et malgré une vie de couple et un enfant, cela n’a pas changé ! Types de jeu favoris : FPS / Action- aventure / RPG. Top 3 vidéoludique : Destiny / Final Fantasy XIV / Bloodborne

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