Le jeu d’énigmes, voilà ce qu'aime Jonathan Blow, créateur de Braid. Cette année, avec The Witness, il atteint le paroxysme du genre !

[Test PS4] The Witness

Comment définir un jeu tel que The Witness ?

Voilà un exercice plus que difficile. Le plus simple est de commencer avec le papa de ce jeu : Jonathan Blow. Son nom ne vous dit peut-être rien mais ses jeux vous parlent sûrement un peu plus. Il est le créateur de Braid, le jeu de plateforme sorti en 2008 sur Xbox Live Arcade. Le principe était simple : résoudre différentes énigmes sur un jeu de plateformes afin de trouver la sortie du niveau.

Le jeu d’énigmes, voilà ce qu’aime Jonathan Blow. Cette année, avec The Witness, il atteint le paroxysme du genre !

The Witness : un monde magique

The Witness est un jeu à la première personne et à la prise en main simpliste. Il démarre dans un long couloir noir où il faut déjà s’attaquer à la première énigme. Après l’avoir résolue, nous pouvons sortir à l’air pur et découvrir un monde tout à fait différent. Il est détaillé, coloré, simple mais envoûtant. Autant vous dire que le monde se doit d’être relaxant pour contrecarrer l’énervement provoqué par certaines énigmes !

Bienvenue dans The Witness
Bienvenue dans The Witness

Je ne vais pas vous mentir, j’ai juste MASSIVEMENT screenshoté le jeu tellement le level design est abouti. Il n’est pas chiadé à la manière d’un The Order ou d’un The Witcher III mais on ressent tout de suite les sept longues années d’amour qu’un créateur a pu mettre dans son jeu.

Une balade au lac en amoureux ?
Une balade au lac en amoureux ?

Il nous plonge dans l’exploration d’une île colorée et envoûtante. De prime abord, elle peut paraître petite et cloisonnée. Je précise bien « de prime abord » car l’île est en fait immense ! Nous sommes libres de l’explorer dans le sens qui nous plaît et à chaque « zone », l’île nous balade de surprise en surprise.

Le jeu compte 13 zones distinctes. Nous pouvons toutes les explorer sans ordre précis. Elles ont toutes leur propre univers avec des énigmes spécifiques. Sans transition, nous passons d’un jardin coloré à une forêt d’automne ou bien d’une carrière à un désert. En somme, avec The Witness, le dépaysement est garanti.

The Witness Ile diversité
L’île en une photo

Faîtes chauffer vos méninges

Vous étiez fan de Dr. Kawashima ? Et vous pensez être chaud quand on vous parle de faire chauffer vos méninges ?  Sincèrement non ! Vous n’êtes pas prêt pour une expérience telle que The Witness.

Pourquoi me direz-vous ? Car ce sont des énigmes uniques, sans aide pour les résoudre (hormis des tutos que vous devrez découvrir et comprendre par vous-même). Et il y en a pas moins de 600 à découvrir au cours du jeu. Les énigmes se cachent partout, sous toutes les formes possibles et ne croyez pas que la simplicité des premiers tableaux sera généralisée.

Jonathan Blow a voulu nous faire sortir de notre zone de confort et « casser » les codes du jeu open-world. Il n’y a pas de carte et chaque zone peut être faite dans n’importe quel ordre. La seule chose qui peut potentiellement vous freiner est votre capacité de résolution des épreuves. En effet, certaines zones sont faites pour être explorées après avoir pris connaissance d’un ou plusieurs tutoriels ou après avoir fini une ou plusieurs zones.

Le bunker une des zones qui m'a donné le plus de fil à retordre.
Le bunker une des zones qui m’a donné le plus de fil à retordre.

La mécanique de résolution est, quant à elle, commune à toutes les énigmes : aller d’un point A à un point B sur une grille semée de contraintes. Ces dernières peuvent vous interdire de passer par un point spécifique ou bien vous obliger à faire une forme précise. Bien entendu, plus nous avançons dans le jeu, plus les tableaux sont complexes. Le nombre de contraintes augmente peu à peu et il devient bientôt nécessaire de résoudre toute une série d’énigmes d’un coup et sans fautes sous peine de devoir tout recommencer à zéro. On comprend donc rapidement que nos méninges seront rudement mises à l’épreuve et qu’une bonne feuille de papier accompagnée un crayon seront nécessaires tant les solutions peuvent être tarabiscotées.

The Witness Le papier votre plus grand ami!
Le papier votre plus grand ami!

Jonathan Blow a pensé à tout. Ainsi, pour venir à bout du jeu, il faut compléter des énigmes générées ALEATOIREMENT. Et oui, les petits malin qui auront usé et abusé de tutos ou de solutions pour faire les précédentes énigmes se retrouveront bloqués. A ce stade, seules la rapidité d’assimilation et de résolution font la différence !

Personnellement, j’ai mis une trentaine d’heures pour finir le jeu avec 421 énigmes résolues et seulement 4 énigmes « cachées » découvertes (je n’ai compris la mécanique que très tardivement…).

Un défi ultime vous attend

Oui, un défi bien spécifique. Un défi autre que celui de trouver et résoudre toutes les énigmes du jeu… Il s’agit du trophée « un certain challenge ».

Je ne vous spoilerais pas le principe de ce challenge. Pourtant, sachez qu’il est complètement impossible pour tous ceux qui n’auraient pas parfaitement assimilé l’intégralité des mécaniques du jeu et pour tous ceux qui sont un peu longs à la détente (mon cas :D). Jonathan Blow a conçu ce challenge afin que seul 1 % des joueurs réussisse à le finir. En réalité, 2,5 % des joueurs Steam et PS4 l’ont déjà réussi alors que 11 % ont terminé le jeu.

Personnellement, au bout de 30 longs et douloureux essais, je n’ai toujours réussi à le finir et donc à platiner le jeu (alors que j’en suis à quasiment 500 énigmes/secrets découverts sur les 600 totaux). Je persiste mais je pense que la résignation prendra le pas sur ma détermination au bout d’un moment… surtout que j’ai d’autres platines en cours et plein de jeux à essayer avec Zelda !

Du Masochisme cérébral à l’état pur

Vous l’aurez compris, The Witness est un bijou sélectif certes, mais aussi ouvert à tous ! Tout le monde peut y jouer mais seuls les plus acharnés auront le fin mot de l’histoire. L’univers est détaillé et complète à la perfection le côté dur des énigmes. La narration est subtile et diffuse, bien que complètement métaphysique.

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Quand on vous disait métaphysique on blaguait pas !

Personnellement, je ne suis pas fan d’énigmes à s’arracher les cheveux mais The Witness m’a absorbé. J’ai adoré à un tel point que je gribouillais quelques énigmes pour les étudier pendant ma pause dej au boulot !

Un grand merci à Jonathan Blow pour son travail toujours aussi beau et abouti ! Une petite pépite de 2016 !

Note : 4.5 out of 5 stars (4,5 / 5)


Date de sortie : 26 janvier 2016

Supports : PC et PS4

Prix : 37€

Site officiel : the-witness.net

Réseaux sociaux : Facebook, Twitter & YouTube


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